jeudi 30 juillet 2015

Chère future maman

Tu crois que tu es prête pour le grand jour ? Et bien, tu ne l’es pas. Même si tes huit amies mamans t’ont raconté comment ça se passe, même si tu as lu douze livres, vingt-deux revues et écouter cinquante reportages sur le sujet, tu n’es pas prête. Même si tu as acheté TOUS les « cossins » de la boutique de bébé, que tu as une cargaison de couches entreposées dans ton sous-sol, que la chambre est décorée, tu n’es pas prête. Même si tu penses que ta peau va exploser demain, tu n’es pas prête.



Tu dois être en train de me dire : « meh, qu’est-ce que tu en sais ? »

Je le sais parce que je pensais être prête. J’ai vu des futures mamans penser être prêtes. Le résultat : tu peux tomber de haut !

La maternité, ce n’est pas comme on voit à la télé. Ce n’est pas comme dans les livres. Ce n’est pas comme ta voisine ou ta meilleure amie. C’est…. Bien plus !  Plus intense, plus émotif, plus éreintant, plus joyeux, plus extraordinaire que ce que tu peux imaginer. Il y a autant d’histoire de maternité qu’il y a de mamans…tu écris la tienne au fur et à mesure. Une histoire authentique pleine de revirements et d’action !

Avoir un enfant, c’est incroyable. Que tu apprécies ou non le porter dans ton bedon, c’est immense comme sensation.

Il y a mille façons d’accoucher. Je te souhaite de trouver la tienne, celle qui te plait, celle qui te convient. Et de rester ouverte, garde en tête que parfois, ça ne se passe pas comme on le désire.

Accueillir un enfant, c’est accueillir un petit être qui a tout à apprendre. C’est prendre le mandat de lui montrer la vie, de le guider et de le soutenir, surtout.

Un bébé, c’est bouleversant : je ne connais pas un parent qui a poursuivi sa vie comme si de rien n’était ! Tu ne peux plus marcher, parler, écouter la télé, errer, dormir, rire comme avant.

Parfois tu ne comprendras pas ses larmes. Peut-être pas juste parfois… Ne cherche pas à tout comprendre. Tu pourrais chercher longtemps et ne jamais trouver !

Un bébé, c’est imprévisible et constamment en changement. Il peut faire ses nuits à 2 mois et recommencer à se réveiller à 4 mois. Ce n’est pas une machine !

Je ne veux pas te faire peur. Avoir un enfant, surtout un premier, c’est l’intensité de la vie dans toute sa pureté. C’est la plus belle chose que j’ai vécue dans ma vie. Même si au fond, je n’étais pas tout à fait prête à vivre cette intensité. Je me suis vite adaptée !

Profite de ces instants, même si un jour tu as un autre enfant, ce ne sera pas comme le premier : de un tu sauras et de deux, tu n’auras pas le temps d’y penser puisque tu en auras déjà un qui court entre tes jambes…  



Je te souhaite une rencontre extraordinaire avec ta plus belle création !

mercredi 22 juillet 2015

Le million

L’autre jour, nous étions en voiture, en route vers les États. À la radio, on annonçait qu’un billet de loterie gagnant le lot de 1 million de dollar n’avait pas été réclamé. Je me suis mise à rêver… Qu’est-ce que je ferais moi avec ce million ?

Je ne vous dirai pas précisément comment j’ai mentalement divisé ce million. Parce que dans mon « plan », plusieurs personnes en bénéficieraient. Et bon, je trouve ça mieux comme ça.

Mais j’ai réalisé que je ne voudrais pas garder cet argent pour moi toute seule. Un peu pour moi, pour l’avenir de mes enfants, mais aussi pour d’autres personnes qui me sont chères. Et j’en donnerais même pour une cause/fondation/organisme. Celui-là, je ne l’ai pas choisi...

Je ne changerais pas ma maison, juste la rénover vraiment à notre goût, comme on a déjà prévu de le faire, mais peut-être un peu plus rapidement. Je ne changerais pas de voiture, du moins, pas tout de suite. Je rembourserais des dettes, dont notre hypothèque, pour pouvoir ensuite avoir de la liberté dans notre budget de roulement. J’investirais un montant pour ma retraite, puisque dans ma profession actuelle, le fond de pension est inexistant (comme le salaire d’ailleurs !)


En faisant cet exercice, je me suis rendue compte que je ne changerais pas grand chose à ma vie actuelle ! Je dois être précisément là où je veux être.... Je ne ferais qu'adoucir le tout, nous payer un peu de luxe et me faire le plaisir de gâter des gens que j'aime. Je trouve ça génial !

Et vous, que feriez-vous avez un million ? 
Des bijoux, peut-être ?

vendredi 26 juin 2015

Une étape se termine

Aujourd’hui, c’était la dernière journée d’une grande étape de ma vie. Aujourd’hui, j’ai vécu les derniers instants de mon expérience de maman-à-la-maison de mon beau François.  Demain, ce sera les vacances. Après les vacances, il entre à l’école.

Ma petite maman intérieure a presque cinq ans. Mon premier professeur aussi. Celui qui m’a tout enseigné, ou presque. Celui a qui j’ai tout enseigné ce que je savais, ou presque. En septembre, il prendra sa retraite de son premier job. Il réoriente sa jeune carrière prometteuse vers de nouveaux défis : il fera son entrée à la grande école.

Quand j’ai su que j’étais enceinte de ce petit être, je savais aussi qu’il entrerait à l’école en septembre prochain, avant même d’avoir cinq ans. Quand on est prof, on pense à ces choses là! Un petit de septembre, on y pense un peu plus, on s’en fait un peu pour lui…

Mais depuis 4 ans et demi, je le regarde s’épanouir, se préparer à ce grand moment. Je croyais que je voudrais le retenir, le garder près de moi. Je croyais que je serais inquiète : mon tout petit dans le monde des grands! Je croyais que je pleurerais cette étape si vite terminée, ces moments si intenses qui se sont trop rapidement écoulés.

Aujourd’hui je le regardais aller. Je ne peux qu’être fière de lui, de nous. Nous avons parcouru un chemin extraordinaire, vécu des moments d’intensité incomparables. Nous avons fusionné et nous nous sommes doucement préparés pour ce grand moment. Il parle de la grande école avec tellement d’excitation et de hâte : ce serait égoïste de vouloir le retenir. Je l’aime trop pour l’empêcher d’avancer. Il s’exprime avec tant de clarté et d’intelligence : ce serait démesuré d’être inquiète. J’ai confiance qu’il saura prendre sa place dans ce grand monde.

Oui, j’ai l’émotion au bord des yeux aujourd’hui. Mais mes yeux regardent en avant. Mon cœur est rempli de beaux moments. Je sais que j’ai profité de chaque seconde de sa présence et que je lui ai donné tout ce que j’ai pu. Il est temps maintenant pour lui de poursuivre son évolution, son apprentissage de la vie. Et c’est à l’école que nous faisons confiance pour la suite. Je ne le lâcherai pas, au contraire ! On  prend un nouveau chemin, ensemble, comme on le fait depuis qu’il s’est creusé un nid dans mon ventre. Ça me plait de le découvrir en tant qu’élève.


Maintenant il me reste tout un été pour me faire à l’idée qu’en septembre, il entre à l’école en même temps que papa…   O-M-G !!

mercredi 3 juin 2015

54 photos d'amour maternel à travers le monde

J'aime la photo. En fait, j'adore la photo.

Malgré ça, je regarde peu d'articles de photos sur le net. Quand j'ai vu ce lien, je me suis dit : bof, un autre "ramassis" de photos...

La curiosité m'a fait cliquer et....


Ces photos sont magnifiques !

Premièrement pour leur qualité, leur beauté.
Deuxièmement, parce qu'elles ont une histoire.

L'amour, le soutien, les bras et surtout, la présence d'une maman. C'est universel ! Et c'est si beau !

Laissez-vous toucher vous aussi !

crédit photo : Mariève Tremblay



mardi 26 mai 2015

Comment vont vos nuits ?

Ils sont tellement beaux quand ils dorment ! Encore faut-il qu'ils dorment...

Dormir.

Ce n'est pas un acte aussi facile qu'il en parait. Les parents ne parlent que des nuits. "Allo ! Comment ça va ? Les nuits ne sont pas trop pénibles ?"

Comme si avoir un enfant se résumait à : ne plus dormir.

Il me semble que ma vie de maman c'est beaucoup plus que des nuits sans sommeil. Ou des nuits tellement entrecoupées que ça revient au même.

OK. Mes enfants ne sont pas de bons dormeurs. C'est une option que j'ai oublié de cocher lors de la conception. Trois fois. Ils se réveillent souvent et ont l'endormissement pénible. Donc, c'est parfois aussi long les coucher que leurs séquences de dodo. Mais c'est aléatoire ! Hier, c'était facile, ils dormaient au bout de vingt minutes. Ce soir, ils ne dorment pas encore, ça fait 1h22 qu'on travaille sur le projet. Je dis "on" et ça exclut la personne qui parle ! J'ai des trucs à faire avant de me coucher, mais je parierais que je travaillerai pas fort à m'endormir tantôt !

J'ai fait de l'insomnie jadis. Maintenant, plus besoin d'en faire, les cocos me tiennent suffisamment réveillée pour que je m'endorme dès que je me couche. Et même avant, en ce qui concerne mon chum. Oui, il s'endort en chantant des berceuses aux enfants !!!

Quand j'entends des mamans se dire "découragée"et même "désespérée" ou "à bout" parce que leur trésors de 3 mois ne fais plus ses nuits depuis une semaine ou que son mini de 7mois se réveille encore une fois par nuit, je suis jalouse. Que je serais en forme et énergique... wow! un réveil !

Ça ne parait peut-être pas, mais j'ai lâché prise il y a longtemps sur le sommeil de mes enfants. On fais ce qu'on peut, comme on le peut. Je ne m'en fais plus avec les théories, je laisse aller. Je crois que c'est la meilleure chose à faire ! Je me suis culpabilisé, avec l'aide de certaines personnes, sur ma façon d'agir avec mon premier. Il aurait dont fallu qu'il s'endorme seul dans son lit pour faire ses nuits plus vite... Arrive la deuxième, qui dès le départ nous fait comprendre que elle, elle veut s'endormir seule et non dans nos bras. Lueur d'espoir: elle devrait faire ses nuits ! ___________ Ploc ! Notre bulle qui a vite éclatée. Je crois que l'état de nos nuits était même pire... La troisième, on fait comme les deux autres, on la prend comme elle est. Et on ne dort toujours pas, mais bon, ça fait partie de notre game.

Combien de fois j'ai essayé de trouver la raison du pourquoi ils ne dorment pas bien ! Mais je ne le fais plus depuis longtemps. Il n'y en a peut-être même pas d'explication. Et elle est peut-être valable cette nuit, demain ce sera autre chose. J'ai réalisé qu'en tant que maman, je n'ai pas besoin de toujours tout comprendre pour faire face, aider, guider.


Je me console, mon grand a commencé à vraiment bien dormir autour de 4 ans. Il reste donc 1 1/4 pour la 2e et... 3 ans pour la dernière. Ça c'est si on décide de ne pas en avoir un autre....

mercredi 22 avril 2015

Un de ces matins

Ce matin, c'est un de ces matins. Un de ces matins qui donnent un sens à nos choix de vie, qui justifie notre vie entière en fait.

Pendant que je fais des muffins pour la collation de mon grand soleil à la prématernelle (je sais, je suis dernière minute.... Disons que c'est pour la fraîcheur !), j'entends celui-qu'on-surnomme-papa : "ça nous prend des bas de protection, pour combattre le dragon....(des pas dans les escaliers) venez... chut.... je vais regarder si la voie est libre... ok venez venez..."

Et c'est dans ce rôle qu'ils ont fouillé dans la giga pile de linge à plier sur le divan pour chacun se trouver des bas. Puis, ils sont venus me rejoindre dans la cuisine : SURPRISE ! (Ici, faire une "surprise" à l'autre parent est une source de motivation pour s'habiller rapidement.)

Ce matin, j'entends les enfants rire. Et encore mieux, leur papa qui rit avec eux. Ce matin, tout est calme, malgré l'action qui se déroule dans mon salon. Ce matin, dans ma maison, il y a du bonheur. Ce n'est pas si différent de d'habitude, le bonheur, on le collectionne ! Et en même temps, ce n'est pas toujours comme ça. Parfois ça crie, parfois c'est silencieux, parfois ça pleure, parfois c'est presque indifférent. Mais ce matin, c'est un de ces matins, où tout est une coche de plus. Le soleil qui pointe dans une semaine de pluie, les oiseaux qui chantent le printemps... et en plus, ça commence à sentir bon !


Ça arrive de temps en temps de ces moments que j'appelle de grâce. Des fois c'est une journée entière, des fois, une activité. Ce sont des moments qui me rappellent pourquoi je fais ça. Pourquoi j'ai des enfants, oui, mais aussi pourquoi on a choisit cette voie là pour les élever. C'est comme si tous nos choix, tous nos efforts étaient récompensés parce que c'est vraiment ça que j'ai voulu. C'est un travail ardu et de longue haleine que d'élever des enfants. On ne voit pas toujours le fruit de nos efforts. Et soudain un matin, il y a des muffins et des dragons....

vendredi 3 avril 2015

Aujourd'hui, j'ai 30 ans.




 Aujourd'hui, j'ai 30 ans. Plus jeune, je ne me suis jamais projetée dans le futur, je n'ai jamais imaginé où je serais rendue à 30 ans. Mon plus grand objectif dans ma vie est d'être heureuse au quotidien. Alors pourquoi penser au futur ? Surtout que le présent occupe tout mon temps...

J'ai commencé à penser au "30" il y a 5 ans. J'ai écrit à ce moment, qu'il me restait une demi-décennie pour accomplir quelque chose de grand, bien qu'il me semblait que tout avait déjà été inventé, créé, découvert....

Il y a 2 ans, une amie s'est séparée. La crise de la 30ainne, peut-être ! À ce moment, j'ai commencé à penser que pour moi aussi ça s'en venait. Pas une séparation, ça, ça ne m'a pas effleuré l'esprit. Mais c'est là que j'ai commencé à me questionner, faire le bilan et...angoisser. Bon, très peu, peut-être 2 crises d'angoisse, à peine! Quand même. Ce qui me faisait angoisser ? La vitesse à laquelle les années filent, les moments qui sont vécus qui ne reviendront pas. Le fait que je vieillis, que mes enfants grandissent tellement vite, que mes parents sont maintenant grands-parents, qu'ils en ont plus de fait que ce qu'il leur en reste....

Il faut dire que dans ma tête et dans mon coeur, j'ai encore 16-17 ans. Je suis une petite fille qui joue à la grande, ce que j'ai toujours fait. Alors de voir le 30 arriver, c'était comme de l'eau froide au visage !

Puis, j'ai réalisé que si je m'assurais de profiter de chaque instant, je ne pourrais pas regretter de ne pas l'avoir fait. C'est déjà ce que je faisais, mais je le fais encore plus. Je prends certaines décisions en me disant que de toute façon ça va vite et que si je ne le fais pas, ça va me manquer.


Oui, ça passe encore vite, mais je ne crois pas que je pourrais vivre ma vie plus intensément. Oui, je pourrais voyager, développer une méga-carrière, faire une maîtrise, un doc, etc. Mais pour le moment, je crée la vie. Je passe chaque moment de ma vie à regarder, bercer, respirer, câliner, embrasser ces petites merveilles que j'ai la chance de guider dans la Vie. Et c'est moi qui les ai créées ces merveilles !

Quand je regarde ce que j'ai fais dans la demi-décennie qui vient de passé en un clin d'oeil, je suis pas mal satisfaite de ce que j'ai accompli. Aujourd'hui, j'ai 30 ans, trois enfants, deux maisons, un terrain, une technique, un bac, un certificat presque fini, des gens extra autour de moi. Aujourd'hui j'ai 30 ans, je tiens un  blogue, je suis une des collaboratrices du site jesuisunemaman.com, on lit mes textes et on les apprécie ! Aujourd'hui j'ai 30 ans, j'ai une confiance en moi retrouvée, je découvre les bénéfices du travail que j'ai effectué sur moi-même, je me sens une meilleure personne. Aujourd'hui j'ai 30 ans,   j'ai les doigts qui fourmillent de projets, j'ai la tête pleine d'idées et l'âme pleine de rêves. Aujourd'hui j'ai 30 ans et je n'ai même pas ce petit pincement que j'avais appréhendé. J'entre dans cette nouvelle décennie avec plaisir, je suis convaincue qu'elle me réserve de belles choses.  



J'avais décidé de me préparer une super fête pour mes 30 ans. Je n'allais pas attendre qu'on me fasse une fête ! J'avais un super plan, ça s'enlignait pour être gros. Et je suis tombée sur le plan de mon chum, à cause d'un concours de circonstances... Non, je n'aurai pas de "Surprise!" pour mes 30 ans. C'est encore mieux que ça. Je vais avoir "l'été de mes 30 ans" ! Avec tous les gens que j'aime, ou presque... Ça va être MA-LA-DE !