mercredi 16 septembre 2015

Prière à Saint-Joseph

source: le soleil de Floride


Salut Saint Joseph !

Parait que c’est toi le saint qui vend des maisons. Parait que si on t’installe la tête en bas devant la maison, on va réussir à vendre vite vite vite. Parait que tu travailles bien.

Ouain.

Je t’imagine, assis sur ton nuage, avec de la broue dans le toupet. Parce que des maisons à vendre, on ne se le cachera pas, il y en a des tonnes et des tonnes en ce moment ! Et tu dois avoir du mal à trouver un acheteur pour chacune.

Mais quand même !

Il y a 8 mois, nous avons mis notre maison à vendre. Dans le bon temps. Les années précédents, c’était à ce moment de l’année que les maisons autour s’étaient vendues. On a fait nos devoirs : on a regarder les prix, on a comparé les maisons. Surtout, on a fait un travail colossal de ménage et d’épuration. Parce qu’une famille de cinq, ça n’a pas juste besoin de cinq assiettes pis d’un divan.

On a fait du bon boulot. Me semble.

Notre objectif, c’était de déménager avant que l’ainé entre à l’école (c’était à la fin août !). Ça fait que dès que nous avons trouvé la maison qu’il nous fallait, nous avons foncé. Son état, son prix de départ, nos recherches et négociations nous ont permis de nous entendre avec la vendeuse à un prix  fort intéressant, un montant qui nous permettrait d’acheter avant de vendre la nôtre.

On était certains de vendre rapidement.

On s’est dit : on va pouvoir la rénover avant de déménager, évitant ainsi de « vivre » dans les rénos.  On a commencé à déménager l’essentiel au début juin, pour se sauver de la folie du 1er juillet. Nos rénos n’étaient pas tout à fait terminé, on n’avait pas de douche encore, juste un bain. On s’est dit : au pire, on ira prendre une douche à l’autre maison si ça nous manque trop.

On ne l’a jamais fait.

On a pris notre temps en juin pour finaliser le déménagement et ensuite faire un gros ménage. On a refait une visite libre, la maison vraiment libre. On a ajouté une douche à notre nouvelle maison. On a tricoté serré pour arriver financièrement, parce que nous, on pensait vendre vite et on n’avait pas gardé assez de sous pour palier aux petites surprises survenues durant l’été. On s’est dit, avec la rentrée, ça va se placer, on va être correct.

Sauf que non.

Faut encore garder des sous parce que la maison, on l’a encore en notre possession. On doit prévoir à long terme, parce que la maison n’a pas encore trouvé son acheteur. Pendant ce temps, on entretient une maison vide. Une sapré belle maison ! Mais qui a un peu de mal à rivaliser avec les maisons neuves en haut de la côte et les maisons de son âge avec un peu moins d’attribut.

Donc, si jamais tu trouvais ton deuxième souffle, si jamais tu avais un petit regain, une petite lueur (ou même de la pitié, on prendrait n’importe quoi) j’apprécierais Saint-Joseph que tu milites en notre faveur. Que tu nous envois notre acheteur et qu’on s’entende bien et rapidement. Que cette maison qui a fait notre bonheur revive à nouveau sous de nouvelles couleurs. Qu’elle soit parfaite pour quelqu’un d’autre, qu’elle voie s’épanouir un autre amour.

Pour que nous, on puisse recommencer à vivre aussi.

Pis peut-être que si ça arrive, si on vend, je vais avoir le goût de t’allumer un lampion pour te remercier.


Ah pis au cas où tu ne l’aurais pas encore vue, voici NOTRE ANNONCE



 PS  Après ça, t'ira voir mes cousins, mes voisins pis mes amis. Eux autres aussi essaient de vendre !





vendredi 21 août 2015

Au revoir, ma tante

La semaine dernière, tu es partie. Tu as changé de monde. La semaine dernière, c’est toute une épopée qui s’est terminée. La vie continue, oui. Différemment. Ton départ est un soulagement à toute ta douleur, ta souffrance de plus en plus grande dans ton corps de plus en plus petit. Malgré tout, ça fait mal. De se rendre compte que la vie, hier si jeune, est rendue là. De savoir que tu ne seras plus là, ni pour me sourire, ni pour me saluer, ni pour trouver mes enfants beaux.

Pendant que les cowboys chantaient, toi, tu es partie.

Probablement avec ton Pepsi, ta cigarette. Et ta créativité sans limite.

La semaine dernière, tu es partie rejoindre ta mère, ton frère et ton fils. Ce soir, je pense à ceux qui restent. Tes trois gars, le plus jeune n’est pas tant plus vieux que moi... Tes sœurs et tes frères, ma mère de qui tu étais tellement proche... Ton père, on ne lui a pas dit. Tu seras là pour l’accueillir et lui annoncer toi-même… Ou peut-être es-tu déjà allée le voir, pour lui souffler à l'oreille que tout va bien maintenant ? 

Tu es venue dans mes rêves. Deux fois. Je sais que tu étais prête malgré tout et surtout, que tu es bien maintenant; les pieds dans ton lac, ton doux sourire accroché à tes lèvres, le vent dans les cheveux.  

La semaine dernière, tu es partie. Demain, je vais aller te voir, une dernière fois. Demain, je vais dire au revoir à ton corps. Parce que toi, tu es partout autour de moi, maintenant.




"Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis." –Victor Hugo





jeudi 30 juillet 2015

Chère future maman

Tu crois que tu es prête pour le grand jour ? Et bien, tu ne l’es pas. Même si tes huit amies mamans t’ont raconté comment ça se passe, même si tu as lu douze livres, vingt-deux revues et écouter cinquante reportages sur le sujet, tu n’es pas prête. Même si tu as acheté TOUS les « cossins » de la boutique de bébé, que tu as une cargaison de couches entreposées dans ton sous-sol, que la chambre est décorée, tu n’es pas prête. Même si tu penses que ta peau va exploser demain, tu n’es pas prête.



Tu dois être en train de me dire : « meh, qu’est-ce que tu en sais ? »

Je le sais parce que je pensais être prête. J’ai vu des futures mamans penser être prêtes. Le résultat : tu peux tomber de haut !

La maternité, ce n’est pas comme on voit à la télé. Ce n’est pas comme dans les livres. Ce n’est pas comme ta voisine ou ta meilleure amie. C’est…. Bien plus !  Plus intense, plus émotif, plus éreintant, plus joyeux, plus extraordinaire que ce que tu peux imaginer. Il y a autant d’histoire de maternité qu’il y a de mamans…tu écris la tienne au fur et à mesure. Une histoire authentique pleine de revirements et d’action !

Avoir un enfant, c’est incroyable. Que tu apprécies ou non le porter dans ton bedon, c’est immense comme sensation.

Il y a mille façons d’accoucher. Je te souhaite de trouver la tienne, celle qui te plait, celle qui te convient. Et de rester ouverte, garde en tête que parfois, ça ne se passe pas comme on le désire.

Accueillir un enfant, c’est accueillir un petit être qui a tout à apprendre. C’est prendre le mandat de lui montrer la vie, de le guider et de le soutenir, surtout.

Un bébé, c’est bouleversant : je ne connais pas un parent qui a poursuivi sa vie comme si de rien n’était ! Tu ne peux plus marcher, parler, écouter la télé, errer, dormir, rire comme avant.

Parfois tu ne comprendras pas ses larmes. Peut-être pas juste parfois… Ne cherche pas à tout comprendre. Tu pourrais chercher longtemps et ne jamais trouver !

Un bébé, c’est imprévisible et constamment en changement. Il peut faire ses nuits à 2 mois et recommencer à se réveiller à 4 mois. Ce n’est pas une machine !

Je ne veux pas te faire peur. Avoir un enfant, surtout un premier, c’est l’intensité de la vie dans toute sa pureté. C’est la plus belle chose que j’ai vécue dans ma vie. Même si au fond, je n’étais pas tout à fait prête à vivre cette intensité. Je me suis vite adaptée !

Profite de ces instants, même si un jour tu as un autre enfant, ce ne sera pas comme le premier : de un tu sauras et de deux, tu n’auras pas le temps d’y penser puisque tu en auras déjà un qui court entre tes jambes…  



Je te souhaite une rencontre extraordinaire avec ta plus belle création !

mercredi 22 juillet 2015

Le million

L’autre jour, nous étions en voiture, en route vers les États. À la radio, on annonçait qu’un billet de loterie gagnant le lot de 1 million de dollar n’avait pas été réclamé. Je me suis mise à rêver… Qu’est-ce que je ferais moi avec ce million ?

Je ne vous dirai pas précisément comment j’ai mentalement divisé ce million. Parce que dans mon « plan », plusieurs personnes en bénéficieraient. Et bon, je trouve ça mieux comme ça.

Mais j’ai réalisé que je ne voudrais pas garder cet argent pour moi toute seule. Un peu pour moi, pour l’avenir de mes enfants, mais aussi pour d’autres personnes qui me sont chères. Et j’en donnerais même pour une cause/fondation/organisme. Celui-là, je ne l’ai pas choisi...

Je ne changerais pas ma maison, juste la rénover vraiment à notre goût, comme on a déjà prévu de le faire, mais peut-être un peu plus rapidement. Je ne changerais pas de voiture, du moins, pas tout de suite. Je rembourserais des dettes, dont notre hypothèque, pour pouvoir ensuite avoir de la liberté dans notre budget de roulement. J’investirais un montant pour ma retraite, puisque dans ma profession actuelle, le fond de pension est inexistant (comme le salaire d’ailleurs !)


En faisant cet exercice, je me suis rendue compte que je ne changerais pas grand chose à ma vie actuelle ! Je dois être précisément là où je veux être.... Je ne ferais qu'adoucir le tout, nous payer un peu de luxe et me faire le plaisir de gâter des gens que j'aime. Je trouve ça génial !

Et vous, que feriez-vous avez un million ? 
Des bijoux, peut-être ?

vendredi 26 juin 2015

Une étape se termine

Aujourd’hui, c’était la dernière journée d’une grande étape de ma vie. Aujourd’hui, j’ai vécu les derniers instants de mon expérience de maman-à-la-maison de mon beau François.  Demain, ce sera les vacances. Après les vacances, il entre à l’école.

Ma petite maman intérieure a presque cinq ans. Mon premier professeur aussi. Celui qui m’a tout enseigné, ou presque. Celui a qui j’ai tout enseigné ce que je savais, ou presque. En septembre, il prendra sa retraite de son premier job. Il réoriente sa jeune carrière prometteuse vers de nouveaux défis : il fera son entrée à la grande école.

Quand j’ai su que j’étais enceinte de ce petit être, je savais aussi qu’il entrerait à l’école en septembre prochain, avant même d’avoir cinq ans. Quand on est prof, on pense à ces choses là! Un petit de septembre, on y pense un peu plus, on s’en fait un peu pour lui…

Mais depuis 4 ans et demi, je le regarde s’épanouir, se préparer à ce grand moment. Je croyais que je voudrais le retenir, le garder près de moi. Je croyais que je serais inquiète : mon tout petit dans le monde des grands! Je croyais que je pleurerais cette étape si vite terminée, ces moments si intenses qui se sont trop rapidement écoulés.

Aujourd’hui je le regardais aller. Je ne peux qu’être fière de lui, de nous. Nous avons parcouru un chemin extraordinaire, vécu des moments d’intensité incomparables. Nous avons fusionné et nous nous sommes doucement préparés pour ce grand moment. Il parle de la grande école avec tellement d’excitation et de hâte : ce serait égoïste de vouloir le retenir. Je l’aime trop pour l’empêcher d’avancer. Il s’exprime avec tant de clarté et d’intelligence : ce serait démesuré d’être inquiète. J’ai confiance qu’il saura prendre sa place dans ce grand monde.

Oui, j’ai l’émotion au bord des yeux aujourd’hui. Mais mes yeux regardent en avant. Mon cœur est rempli de beaux moments. Je sais que j’ai profité de chaque seconde de sa présence et que je lui ai donné tout ce que j’ai pu. Il est temps maintenant pour lui de poursuivre son évolution, son apprentissage de la vie. Et c’est à l’école que nous faisons confiance pour la suite. Je ne le lâcherai pas, au contraire ! On  prend un nouveau chemin, ensemble, comme on le fait depuis qu’il s’est creusé un nid dans mon ventre. Ça me plait de le découvrir en tant qu’élève.


Maintenant il me reste tout un été pour me faire à l’idée qu’en septembre, il entre à l’école en même temps que papa…   O-M-G !!

mercredi 3 juin 2015

54 photos d'amour maternel à travers le monde

J'aime la photo. En fait, j'adore la photo.

Malgré ça, je regarde peu d'articles de photos sur le net. Quand j'ai vu ce lien, je me suis dit : bof, un autre "ramassis" de photos...

La curiosité m'a fait cliquer et....


Ces photos sont magnifiques !

Premièrement pour leur qualité, leur beauté.
Deuxièmement, parce qu'elles ont une histoire.

L'amour, le soutien, les bras et surtout, la présence d'une maman. C'est universel ! Et c'est si beau !

Laissez-vous toucher vous aussi !

crédit photo : Mariève Tremblay