mardi 26 mai 2015

Comment vont vos nuits ?

Ils sont tellement beaux quand ils dorment ! Encore faut-il qu'ils dorment...

Dormir.

Ce n'est pas un acte aussi facile qu'il en parait. Les parents ne parlent que des nuits. "Allo ! Comment ça va ? Les nuits ne sont pas trop pénibles ?"

Comme si avoir un enfant se résumait à : ne plus dormir.

Il me semble que ma vie de maman c'est beaucoup plus que des nuits sans sommeil. Ou des nuits tellement entrecoupées que ça revient au même.

OK. Mes enfants ne sont pas de bons dormeurs. C'est une option que j'ai oublié de cocher lors de la conception. Trois fois. Ils se réveillent souvent et ont l'endormissement pénible. Donc, c'est parfois aussi long les coucher que leurs séquences de dodo. Mais c'est aléatoire ! Hier, c'était facile, ils dormaient au bout de vingt minutes. Ce soir, ils ne dorment pas encore, ça fait 1h22 qu'on travaille sur le projet. Je dis "on" et ça exclut la personne qui parle ! J'ai des trucs à faire avant de me coucher, mais je parierais que je travaillerai pas fort à m'endormir tantôt !

J'ai fait de l'insomnie jadis. Maintenant, plus besoin d'en faire, les cocos me tiennent suffisamment réveillée pour que je m'endorme dès que je me couche. Et même avant, en ce qui concerne mon chum. Oui, il s'endort en chantant des berceuses aux enfants !!!

Quand j'entends des mamans se dire "découragée"et même "désespérée" ou "à bout" parce que leur trésors de 3 mois ne fais plus ses nuits depuis une semaine ou que son mini de 7mois se réveille encore une fois par nuit, je suis jalouse. Que je serais en forme et énergique... wow! un réveil !

Ça ne parait peut-être pas, mais j'ai lâché prise il y a longtemps sur le sommeil de mes enfants. On fais ce qu'on peut, comme on le peut. Je ne m'en fais plus avec les théories, je laisse aller. Je crois que c'est la meilleure chose à faire ! Je me suis culpabilisé, avec l'aide de certaines personnes, sur ma façon d'agir avec mon premier. Il aurait dont fallu qu'il s'endorme seul dans son lit pour faire ses nuits plus vite... Arrive la deuxième, qui dès le départ nous fait comprendre que elle, elle veut s'endormir seule et non dans nos bras. Lueur d'espoir: elle devrait faire ses nuits ! ___________ Ploc ! Notre bulle qui a vite éclatée. Je crois que l'état de nos nuits était même pire... La troisième, on fait comme les deux autres, on la prend comme elle est. Et on ne dort toujours pas, mais bon, ça fait partie de notre game.

Combien de fois j'ai essayé de trouver la raison du pourquoi ils ne dorment pas bien ! Mais je ne le fais plus depuis longtemps. Il n'y en a peut-être même pas d'explication. Et elle est peut-être valable cette nuit, demain ce sera autre chose. J'ai réalisé qu'en tant que maman, je n'ai pas besoin de toujours tout comprendre pour faire face, aider, guider.


Je me console, mon grand a commencé à vraiment bien dormir autour de 4 ans. Il reste donc 1 1/4 pour la 2e et... 3 ans pour la dernière. Ça c'est si on décide de ne pas en avoir un autre....

mercredi 22 avril 2015

Un de ces matins

Ce matin, c'est un de ces matins. Un de ces matins qui donnent un sens à nos choix de vie, qui justifie notre vie entière en fait.

Pendant que je fais des muffins pour la collation de mon grand soleil à la prématernelle (je sais, je suis dernière minute.... Disons que c'est pour la fraîcheur !), j'entends celui-qu'on-surnomme-papa : "ça nous prend des bas de protection, pour combattre le dragon....(des pas dans les escaliers) venez... chut.... je vais regarder si la voie est libre... ok venez venez..."

Et c'est dans ce rôle qu'ils ont fouillé dans la giga pile de linge à plier sur le divan pour chacun se trouver des bas. Puis, ils sont venus me rejoindre dans la cuisine : SURPRISE ! (Ici, faire une "surprise" à l'autre parent est une source de motivation pour s'habiller rapidement.)

Ce matin, j'entends les enfants rire. Et encore mieux, leur papa qui rit avec eux. Ce matin, tout est calme, malgré l'action qui se déroule dans mon salon. Ce matin, dans ma maison, il y a du bonheur. Ce n'est pas si différent de d'habitude, le bonheur, on le collectionne ! Et en même temps, ce n'est pas toujours comme ça. Parfois ça crie, parfois c'est silencieux, parfois ça pleure, parfois c'est presque indifférent. Mais ce matin, c'est un de ces matins, où tout est une coche de plus. Le soleil qui pointe dans une semaine de pluie, les oiseaux qui chantent le printemps... et en plus, ça commence à sentir bon !


Ça arrive de temps en temps de ces moments que j'appelle de grâce. Des fois c'est une journée entière, des fois, une activité. Ce sont des moments qui me rappellent pourquoi je fais ça. Pourquoi j'ai des enfants, oui, mais aussi pourquoi on a choisit cette voie là pour les élever. C'est comme si tous nos choix, tous nos efforts étaient récompensés parce que c'est vraiment ça que j'ai voulu. C'est un travail ardu et de longue haleine que d'élever des enfants. On ne voit pas toujours le fruit de nos efforts. Et soudain un matin, il y a des muffins et des dragons....

vendredi 3 avril 2015

Aujourd'hui, j'ai 30 ans.




 Aujourd'hui, j'ai 30 ans. Plus jeune, je ne me suis jamais projetée dans le futur, je n'ai jamais imaginé où je serais rendue à 30 ans. Mon plus grand objectif dans ma vie est d'être heureuse au quotidien. Alors pourquoi penser au futur ? Surtout que le présent occupe tout mon temps...

J'ai commencé à penser au "30" il y a 5 ans. J'ai écrit à ce moment, qu'il me restait une demi-décennie pour accomplir quelque chose de grand, bien qu'il me semblait que tout avait déjà été inventé, créé, découvert....

Il y a 2 ans, une amie s'est séparée. La crise de la 30ainne, peut-être ! À ce moment, j'ai commencé à penser que pour moi aussi ça s'en venait. Pas une séparation, ça, ça ne m'a pas effleuré l'esprit. Mais c'est là que j'ai commencé à me questionner, faire le bilan et...angoisser. Bon, très peu, peut-être 2 crises d'angoisse, à peine! Quand même. Ce qui me faisait angoisser ? La vitesse à laquelle les années filent, les moments qui sont vécus qui ne reviendront pas. Le fait que je vieillis, que mes enfants grandissent tellement vite, que mes parents sont maintenant grands-parents, qu'ils en ont plus de fait que ce qu'il leur en reste....

Il faut dire que dans ma tête et dans mon coeur, j'ai encore 16-17 ans. Je suis une petite fille qui joue à la grande, ce que j'ai toujours fait. Alors de voir le 30 arriver, c'était comme de l'eau froide au visage !

Puis, j'ai réalisé que si je m'assurais de profiter de chaque instant, je ne pourrais pas regretter de ne pas l'avoir fait. C'est déjà ce que je faisais, mais je le fais encore plus. Je prends certaines décisions en me disant que de toute façon ça va vite et que si je ne le fais pas, ça va me manquer.


Oui, ça passe encore vite, mais je ne crois pas que je pourrais vivre ma vie plus intensément. Oui, je pourrais voyager, développer une méga-carrière, faire une maîtrise, un doc, etc. Mais pour le moment, je crée la vie. Je passe chaque moment de ma vie à regarder, bercer, respirer, câliner, embrasser ces petites merveilles que j'ai la chance de guider dans la Vie. Et c'est moi qui les ai créées ces merveilles !

Quand je regarde ce que j'ai fais dans la demi-décennie qui vient de passé en un clin d'oeil, je suis pas mal satisfaite de ce que j'ai accompli. Aujourd'hui, j'ai 30 ans, trois enfants, deux maisons, un terrain, une technique, un bac, un certificat presque fini, des gens extra autour de moi. Aujourd'hui j'ai 30 ans, je tiens un  blogue, je suis une des collaboratrices du site jesuisunemaman.com, on lit mes textes et on les apprécie ! Aujourd'hui j'ai 30 ans, j'ai une confiance en moi retrouvée, je découvre les bénéfices du travail que j'ai effectué sur moi-même, je me sens une meilleure personne. Aujourd'hui j'ai 30 ans,   j'ai les doigts qui fourmillent de projets, j'ai la tête pleine d'idées et l'âme pleine de rêves. Aujourd'hui j'ai 30 ans et je n'ai même pas ce petit pincement que j'avais appréhendé. J'entre dans cette nouvelle décennie avec plaisir, je suis convaincue qu'elle me réserve de belles choses.  



J'avais décidé de me préparer une super fête pour mes 30 ans. Je n'allais pas attendre qu'on me fasse une fête ! J'avais un super plan, ça s'enlignait pour être gros. Et je suis tombée sur le plan de mon chum, à cause d'un concours de circonstances... Non, je n'aurai pas de "Surprise!" pour mes 30 ans. C'est encore mieux que ça. Je vais avoir "l'été de mes 30 ans" ! Avec tous les gens que j'aime, ou presque... Ça va être MA-LA-DE !

samedi 28 mars 2015

La beauté a-t-elle une taille ?

Le jour de mon mariage, mon photographe m’a raconté qu’il avait fait une séance pour une candidate à un concours. Un concours de beauté. Un concours pour les grosses. Il m’a dit que moi, je devrais m’inscrire. Que à son avis, moi, j’avais des chances de gagner ce genre de concours. J’étais flattée; un photographe qui me trouvait des allures de mannequin ! Mais en même temps, moi je ne voulais pas être belle « pour une grosse ». Je voulais être belle, tout court ! Il y a 6 ans et des poussières, je me révoltais déjà de cette catégorisation de la beauté. Pourquoi ma beauté devrait être hors standards ? Pourquoi ne pourrais-je pas être considéré belle comme mes amies, la voisine ou la fille à la télé ?


Aujourd’hui j’ai entendu parlé de Stefania Ferrario, mannequin taille plus (c’est comme un blague de dire ça) qui mène, avec d’autres mannequins une offensive contre cette catégorisation.

« Faisons en sorte qu’il y ait des mannequins de toutes les formes, tailles et origines, et laissons tomber les étiquettes. Je ne suis pas fière d’être appelée "plus" mais je suis fière d’être appelée "mannequin", c’est ma profession. »
-Stefania Ferrario

Je ne pense pas que la beauté ait besoin d’être catégorisé ainsi. Si, en plus, la catégorie taille plus commence à des tailles de plus en plus petites, quel message est envoyé aux jeunes filles et même aux femmes en général ? Pourquoi la beauté des femmes devrait être reliée à sa taille de pantalon ?

Je pense que l’on devrait encourager le bien-être, l’estime de soi et la santé, plutôt qu’un poids ou un tour de taille. Je pense que le point de départ vers le bonheur est l’acceptation et l’amour de soi. Difficile de le faire quand la société renvoie des images et des références distorsionnées.

Je ne dis pas qu’il convient d’encourager un surplus de poids. Au contraire ! Cependant, une femme active qui porte 20 livres de plus que le prescrit son poids santé, est probablement plus en santé qu’une femme sédentaire qui affiche le « bon poids ». Mais ça, c’est un autre débat.


Je suis maman de deux petites filles. Je passe mes journées à leur répéter à quel point elles sont parfaites. Je suis fière quand j'entends Mignonette me dire : "Regarde maman, je suis parfaite !" Ou "je suis magnifique". (L'autre Mignonette est tout aussi parfaite, mais est juste trop petite pour s'exprimer)

Dernièrement, je disais à leur papa que j’avais peur. Peur qu’un jour Mignonette (qui a 2 ans ½) ne se souvienne plus qu’elle est parfaite. Qu’elle soit gênée de son joli popotin rebondi ou de ses belles joues (qui risquent fort de disparaitre). Elle est loin d’être grosse ! Très loin. Mais son petit corps est fait en rondeur plutôt qu’en angle. On entend tellement souvent parler de l’adolescence et de ses tracas, du fait que les jeunes filles sont complexées de tout. Mignonette va-t-elle continuer de se trouver belle ? Vais-je réussir à lui faire voir le vrai visage (corps) de la femme et non l’image de la beauté qui est projetée dans tous les médias. Vais-je réussir à lui faire saisir toute la beauté de la différence ?




jeudi 26 mars 2015

Nouvelle maison, nouvelle étape


Dans une semaine, nous franchirons une nouvelle étape dans notre vie. Dans une semaine exactement, nous signons l'acte de vente de notre "vraie" maison. Celle qui est assez grande pour nous tous, et même pour ceux qui viendront peut-être s'ajouter. Celle qui verra grandir nos enfants, qui verra évoluer notre famille. Nous laissons derrière nous une maison que nous adorons, mais que nous avons acheté en tant que couple. Elle a été parfaite ! Elle a ce petit quelque chose de pétillant qui va me manquer. Ce petit quelque chose qui a vu nos années de "jeunes mariés", juste avant que nous devenions une famille.

La maison que nous avons choisi est aussi vieille a autant d'expérience de vie que moi. À une année près. Et pour une raison obscure à mes yeux, elle a encore le look de cette époque. Quand on y entre, c'est comme de faire un voyage dans le temps, avec ses calorifère jaunâtres, ses armoires de chêne clair et ses portes en"carton". La maison que nous avons choisi aurait pu être la maison de mes parents, construites avec amour pour élever une famille.

La maison que nous avons choisi me fait prendre conscience que je suis rendue au même moment de ma vie que mes parents étaient quand je les ai connus. Ou presque. Je suis plus jeune qu'eux de quelques années.  Mais l'idée est là. Cette maison, je la vois comme la leur, à une époque passée. Mais mes parents, ont toujours été.... "vieux". Pas tant vieux que plus vieux que moi disons. Quand j'étais jeune, les adultes étaient vieux. C'est à mon tour d'être l'adulte, la maman de trois jeunes enfants. Ce n'est plus ma mère la jeune maman, c'est moi. Elle, elle a ajouté une ligne à son titre, celui de grand-maman.

La maison que nous avons choisi est extraordinaire. Elle a vu passé beaucoup de monde. Elle a entendu beaucoup de choses. Malgré tout, elle est debout, solide comme un roc. Quand on marche à l'intérieur, il n'y a pas un coin du plancher qui bouge un peu. Elle inspire la confiance et la tranquillité. Je me plais à imaginer qu'elle a quelques parcelles de bonheur qui flottent dans l'air. Elle a un passé et sera maintenant notre avenir.

Dans une semaine, nous prendrons possession de cette maison. Et pendant les semaines qui vont suivre, nous allons lui donner un petit coup de jeunesse, un petit coup de vie et d'énergie. J'ai trop peur de m'encrasser si je l'habite ainsi. Nous en ferons un vrai château moderne, vivant, à notre image. Et nous ajouterons encore plus de parcelles de bonheur dans cette atmosphère.

dimanche 8 mars 2015

À mes filles, femmes en devenir

Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la Femme. Et oui, nous avons une journée. Une journée pour célébrer l'être humain que nous sommes, qui a de la valeur, autant que les hommes. Peut-être ne verrez-vous jamais la nécessité de cette célébration, ici, dans votre quotidien. Mais elle a une grande importance, pour souligner les combats que les femmes ont gagnés et soutenir celles qui se battent encore.

Je n'ai pas l'intention de vous faire un cours d'histoire aujourd'hui. L'occasion viendra. Je n'ai pas non plus l'intention de vous faire un cours de géographie, parce que oui encore aujourd'hui, certains endroits dans le Monde n'ont pas le même respect pour la Femme.

Vous êtes deux magnifiques jeunes filles. Vous êtes de vraies femmes en puissance. Mon intention est de vous élever en femmes fières et sûres d'elles. Des femmes qui ont une voix puissante, qui font des choix et n'ont pas peur. Des femmes qui ont un jugement critiques développé.

Des femmes qui ne sont pas que "belles". 

Peut-être aurez-vous une carrière en droit, en médecine ou en génie. Peut-être aurez-vous une carrière plus modeste, un emploi plus traditionnel comme enseignante ou secrétaire. L'important est que ce sera VOTRE choix et qu'il sera respecté.

Peut-être m'en voudrez vous de ne pas vous avoir fait percé les oreilles à un âge où la mémoire ne retiendra pas la douleur. Mais ce sont vos oreilles, je préfère attendre que vous me le demandiez. Peut-être m'en voudrez vous de dire non à certains vêtements qui, à mon avis, en dévoile trop, trop tôt. Peut-être m'en voudrez-vous de vous pousser à prendre des décisions et à vous en faire assumer les conséquences.

J'espère surtout qu'un jour, vous comprendrez la cohérence de ces décisions et qu'elles vous auront permis de devenir une Femme épanouie et assumée. Une femme qui n'a pas peur de poser des questions, de donner son opinion et de dénoncer ce qui doit l'être.

Je ne veux pas que vous ayez peur des hommes. Je ne vous pas non plus que vous éprouviez de la haine envers eux. Je veux simplement que vous sachiez que vous avez autant de valeur qu'eux. Ce qui implique qu'ils ont autant de valeur que nous aussi.

Peut-être qu'un jour, nous n'aurons plus besoin de cette journée... D'ici là, bonne journée mes chères filles !

samedi 14 février 2015

À chacun son évasion !

J'ai été admise un dimanche soir à l'hôpital pour la naissance -provoquée- de ma petite dernière. Elle a finalement pointé le bout de son nez le mardi matin, bien avant le soleil. J'étais vidée, un accouchement sur trois jours qui mettait un terme a une grossesse épuisante, ça fait disparaître toute trace d'énergie !

Ma petite merveille a été placé sous haute surveillance à 24h de vie, en photothérapie. Pendant six jours je l'ai regardée sous ces reflets bleutés. Pendant six jours j'ai rêvé de mon lit, ma maison. Pendant six jours je me suis ennuyée de mes deux plus vieux.

J'étais en attente. Tout se décidait au fil des prises de sang sur son minuscule talon (qui a gardé des traces d'ailleurs). Au jour le jour. Pour la première fois depuis longtemps, on me faisait à manger, on lavait mon plancher et on m'apportait des vêtements propres. Des vacances. Dans une chambre d'hôpital. 

Je l'ai pris comme un signe de la Vie, que j'avais besoin de ce temps pour me reposer, refaire mes énergie et mes réserves de patience. Pour pouvoir revenir en force à la maison avec les grands. Bon, se reposer dans une chambre d'hôpital avec assez de lumière pour éclairer l'étage au complet (c'était un traitement intensif de photothérapie), ça donne ce que ça donne. J'ai alors passé beaucoup de temps à jouer à un jeu insipide sur mon ipad. Pas besoin de réfléchir, je ne pensais à rien (en dehors de mon bébé bien entendu). 

Depuis quelques temps, j'ai recommencé à trouver du plaisir dans ce jeu, toujours aussi futile. J'ai ressenti un peu de culpabilité à avoir hâte de me retrouver seule, à avoir "besoin" de jouer. Mais hier, j'ai compris pourquoi ce jeu prenait autant d'importance. 

Dernièrement notre vie a été tellement mouvementée que mon cerveau, que tout mon être m'a menacé de faire une grève si je n'arrêtais pas un peu pour le faire souffler. Instinctivement, je suis retournée à ce jeu, qui a comblé tellement d'heures de ma vie il y a 9 1/2 mois. Je ressentais une certaine nostalgie à retrouver ces couleurs qui m'avaient accompagnée durant toute une semaine à l'hôpital.  

C'est le moyen que j'ai trouvé pour m'arrêter un peu. Parce qu'en ce moment, prendre de "vraies" vacances est hors de question. Parce que seule avec mes trois soleils (papa vient de finir un contrat qui l'a rendu plutôt absent), j'ai travaillé fort. C'est un drôle de moyen, mais il m'a fait comprendre que j'étais rendue au bout, que sans lui, je pourrais bien craquer. Ce jeu, qui accompagne encore beaucoup (trop) d'heures de mes soirées et de mes nuits, me permet de tenir le coup mentalement et me lance en même temps un signal d'alarme, que je tâcherai d'écouter.